La Maison d’Arenberg en Wallonie, à Bruxelles et au Grand-Duché de Luxembourg depuis le XIVème siècle. Contribution à l'histoire d'une famille princière.

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Details

Onder leiding van Jean-Marie Duvosquel en Denis Morsa

Jahr

2011

ISBN number

9789461360168

Sprache

Französisch

La Maison d’Arenberg en Wallonie, à Bruxelles et au Grand-Duché de Luxembourg depuis le XIVème siècle. Contribution à l'histoire d'une famille princière.

Sous la direction de Jean-Marie Duvosquel et Denis Morsa

Originaire de l’Eifel, la famille d’Arenberg s’établit au cours du XIVe siècle dans l’espace lotharingien, au sein duquel elle rassemble de vastes possessions et se hisse au faîte de la hiérarchie nobiliaire. Les Arenberg vont écrire des pages d’histoire, aussi bien dans leurs terres patrimoniales qu’à l’échelle de l’Europe. Ils doivent ce statut d’acteurs de premier plan à des personnalités d’exception, parmi lesquelles on épinglera Erard de la Marck (les liens entre les Arenberg et les la Marck remontent à 1299), le plus fameux des princes-évêques de Liège, le duc Louis-Engelbert, qui malgré sa cécité s’investit avec ferveur dans la vie intellectuelle et scientifique du XVIIIe siècle, ou l’impérieuse Anne de Croÿ (1564-1635), épouse de Charles d’Arenberg, animée de la farouche volonté de préserver l’éclat du lignage auquel elle appartenait depuis son mariage. Cette position éminente s’explique également par les fonctions politiques et charges honorifiques assumées par maints représentants de la famille durant l’Ancien Ré- gime, par la gestion rationnelle et souvent d’avant-garde, sous l’égide de régisseurs avisés, des nombreuses terres domaniales ainsi que par la passion que les princes et ducs d’Arenberg nourrissaient envers toutes les formes d’art. Esthètes au goût très sûr, ils rassemblèrent de somptueuses collections d’antiquités, de tableaux, de sculptures, de tapisseries, de livres, de manuscrits et imprimés musicaux, dont certaines composantes – le fait est à relever – étaient librement exposées à la curiosité du public en leur palais de Bruxelles. D’autres réalisations augmentèrent encore le prestige de la dynastie. A vrai dire, la liste est inépuisable. Pour s’en tenir à la Belgique, on se bornera à mentionner l’aménagement, entamé au XVIIe siècle, des jardins d’Enghien, l’acquisition en 1754 du palais d’Egmont à Bruxelles, bientôt transformé en fastueuse résidence, ou la construction du grand béguinage de Mont-Saint-Amand en 1874.

Ce livre projette de multiples éclairages sur l’histoire de la Maison d’Arenberg, du Moyen Age à nos jours. Il s’ouvre par des chapitres qui évoquent l’ascension du lignage, au gré d’habiles alliances matrimoniales, de judicieux achats immobiliers et d’héritages providentiels. Forts de leur considérable assise foncière, gravitant dans les cercles du pouvoir et admis dans l’intimité des souverains qu’ils servent avec loyauté dans les organes de gouvernement et sur les champs de bataille, les Arenberg s’affirment aux Temps modernes comme les premiers nobles du pays. Après le congrès de Vienne pourtant, les chefs de la famille s’abstiennent de la moindre activité publique dans le royaume des Pays-Bas puis en Belgique. En revanche, ils s’emploient, non sans succès, au long des XIXe et XXe siècles, à surmonter la perte de leurs droits souverains dans les contrées germaniques et à effacer les séquelles des séquestres infligés à leurs biens.

La deuxième partie passe en revue les principales possessions situées à Bruxelles, dans le sud des XVII Provinces et dans les terroirs romans de l’ancien Etat liégeois. L’accent est mis sur l’origine de ces domaines, leurs structures institutionnelles, économiques et sociales et leur évolution. De même, sont examinés les rapports qui s’établissaient entre les seigneurs, les officiers qui exerçaient l’autorité en leur nom et les populations locales. A cet égard, il est fait allusion à la manière dont les Arenberg redéfinirent les modalités de leur insertion dans un monde bouleversé par les convulsions révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle et réussirent, sans renoncer aux valeurs auxquelles ils étaient attachés, à s’adapter au nouvel ordre social autant qu’aux mutations entraînées par les débuts de l’industrialisation, qui valorisaient la figure de l’entrepreneur plutôt que l’image de l’aristocrate terrien.

Le troisième volet s’attache à souligner l’implication des Arenberg au bénéfice des arts, des techniques et de la culture ; la Sérénissime Maison n’était pas, loin de là, exclusivement friande d’objets précieux ; au contraire, elle a initié très tôt une tradition de mécénat qui s’est maintenue jusqu’aujourd’hui sous l’impulsion, ces dernières années, de LL. AA. SS. Jean-Engelbert (†2011) et Léopold, respectivement douzième et treizième ducs d’Arenberg. Au surplus, des pages sont consacrées aux archives d’Arenberg conservées aux Archives générales du Royaume à Bruxelles; à présent qu’ils sont inventoriés et disponibles, ces documents se prêtent à toutes sortes de fructueuses enquêtes, à l’instar des fonds déposés à Enghien.

Cet ouvrage prend place dans une série destinée à montrer la dimension européenne de la famille d’Arenberg. Centré sur Bruxelles, la Wallonie et le grand-duché de Luxembourg, il fait pendant au recueil Arenberg in de Lage Landen. Een hoogadellijk huis in Vlaanderen & Neder- land, paru antérieurement sous la direction du professeur Jan Roegiers et organisé suivant un plan identique, mais qui adopte pour cadre géographique la Flandre et les actuels Pays-Bas. Les deux publications sont conçues comme les panneaux d’un diptyque.

Un volume : 25,5 x 22,8 x 2,75 cm, 512 pages – 220 illustrations, reliure pleine toile, jaquette américaine, impression en quadrichromie sur papier Burgo Ardennes, Virton 135 g.